Texte libre
Lumière du gouffre
Escalier que l’on descend prudemment,
Marches glissantes d’humidité
Descente dangereuse et risquée
Essayant de découvrir son âme,
Qui vit dans le noir ;
Ecouter son silence,
Fouiller ses entrailles,
Debout, allongé pour passer les petits espaces.
Le gouffre est un être vivant.
Peut-on violer son espace,
Pour tout savoir de lui,
Son âge, qui l’a utilisé dans un temps lointain,
Sa profondeur, sa longueur ;
Curiosité malsaine,
Ou science de la spéléologie.
Escalier que l’on remonte,
Avec la même prudence,
Pour retrouver ses habitudes,
Et oublier ce long séjour sous terre.
Nos chaussures laissent des traces sur les marches humides,
Couvertes de moisissures.
Lever les yeux vers la lumière,
Qui tranche avec le noir profond.
Point lumineux qui grandit,
Au fur et à mesure que les marches sont franchies.
Lumière de la vie
Qui réchauffe tout notre être,
Comme si le fond du gouffre n’était que ténèbres
Domaine de la mort,
Où toute vie serait absente.
Tout gouffre est un être vivant,
Qui a son histoire
Qui cache sa vie,
Vie avec des êtres inconnus de nous.
Territoire particulier dans les profondeurs de la terre ;
Sa vie est bien plus ancienne que la nôtre,
Habitée par des êtres vivants,
Qui ont laissé des traces dans la pierre.
Ils y ont dormi,
Ils se sont nourris;
Vie isolée du reste du monde,
Pour des raisons qui leur sont propres,
Que l’on devinera,
Jamais découvrira.
Daniel Chaton (06/12/2019)
découvrez son blog ici : http://chatondaniel.eklablog.com/
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